23.07.2005

Borges

Le monde est une secte tragique dont le mystère est la sexualité et le rite la copulation.

Vacance d'été

En raison des vacances d’été, la guerre de Troie, pardon, le café cr’aime n’aura pas lieu ce lundi et rouvrira ses portes le Lundi 5 septembre


Nous vous souhaitons à tous de passer de bonnes vacances.


A très bientôt
Jean claude

15.07.2005

Sujet du lundi 18 Juillet

Lundi 18 Juillet 2005


Au Café Cr’Aime


Manuel Galan interviendra avec la faconde que nous lui connaissons
Sur le thème suivant :


Pourquoi est-il si difficile d’aimer ?


Manuel Galan interviendra dans le cadre de conférences tous les troisièmes lundi du mois au café cr’Aime


Le Café Cr’Aime à lieu tous les lundis de 20 H à 22 H15
Participation 2 euros. 1 conso. (Hors boissons chaudes)
À prendre au bar avant de descendre compte tenu du nombre de participants.

Au Blue Sky ( pub)

14, rue Delambre

75014 Paris

Métro Vavin ou Edgard Quinet

Nous disposerons d’une magnifique salle en sous-sol, dans laquelle sont habituellement organisés des concerts de jazz.
Ceux qui le souhaitent pourront rester dîner, la carte est sympa, vraies salades, tartines, plats.

10.07.2005

Sujet du lundi 11 Juillet

Lundi 11 Juillet 2005
Au Café Cr’Aime


Les fantômes et la répétition


Il arrive parfois que nous nous surprenions à nous retrouver dans des situations qui se répètent,
Quelque soit l’histoire, la fin est toujours la même.


Ces situations que nous n’avons pas voulues, qui nous font souffrir et qui pourtant s’imposent à nous
N’en sommes nous pas responsables, ne les avons pas nous-mêmes induites ?
Quelle est cette part en nous, qui nous pousse « à l’insu de notre plein gré »
A répéter une situation difficile et non satisfaisante.


Quels bénéfices secondaires en retirons nous ?
Y a-t-il une possibilité de s’en libérer ?


 (En Co-animation avec Rachel Daniel, Psychologue clinicienne, Psychothérapeute)


Compte rendu de la dernière séance sur Le Blog : http://cafekr-aime.blogspirit.com/


Le Café Cr’Aime à lieu tous les lundis de 20 H à 22 H15
Participation 2 euros. 1 conso (hors boissons chaudes)

Au Blue Sky ( pub)

14, rue Delambre

75014 Paris

Métro Vavin ou Edgard Quinet

Nous disposerons d’une magnifique salle en sous-sol, dans laquelle sont habituellement organisés des concerts de jazz.
Ceux qui le souhaitent pourront rester dîner, la carte est sympa, vraies salades, tartines, plats.

08.07.2005

Fantasme

Après un rapide tour de table, nous avons constaté que le mot fantasme recouvrait des sens très différents pour chacun d’entre nous.

 

-          rapport à la sexualité

-          au rêve

-          moteur ou horizon du désir

-          petit vélo dans la tête

-          lié à l’absence ( cf le désir)

-          substitut, vie rêvée qui nous empêche d’affronter la réalité

-          fantômes

-          état de rêverie, où la personne fantasmée est « objetisée. »

 

En fait le fantasme peut être conscient ou inconscient, on peut s’y livrer de façon délibérée ou pas. Il semblerait que le fantasme conscient soit la manifestation, l’irruption dans le préconscient d’un fantasme inconscient plus profond et auquel nous n’avons pas accès.

 

Le fantasme est cristallisation d’un stade de développement de la personnalité. Il peut être stéréotypé ou pas mais semble finalement nous parler de la même chose.

 

Du point de vue du fantasme conscient, il nous a semblé percevoir une dichotomie entre un fantasme « chevalier » masculin type prince charmant et un fantasme plus «récepteur » féminin du type « belle au bois dormant ».

 

 

Textes de référence

(Psychanalyse) «Scénario imaginaire où le sujet est présent et qui figure, de façon plus ou moins déformée par les processus défensifs, l'accomplissement d'un désir et, en dernier ressort, d'un désir inconscient. »

Le fantasme se présente sous des modalités diverses: fantasmes conscients ou rêves diurnes, fantasmes inconscients tels que l'analyse les découvre comme structures sous-jacentes à un contenu manifeste, fantasmes originaires

 

Introduit, ou réintroduit, dans le français contemporain par les traducteurs de Freud, le mot fantasme est censé rendre le terme allemand Phantasie, c'est-à-dire l'idée de productions de l’imagination par lesquelles le moi tente d'échapper à l'emprise de la réalité (tels les rêves diurnes) et qui souvent s'organisent dans un rapport étroit avec l’inconscient. Ce vocable (avec son adjectif fantasmatique), ainsi réapparu dans le vocabulaire de la psychanalyse, est aujourd'hui largement usité dans le langage courant. Bien que la médecine l'eût employé épisodiquement vers 1836 avec le sens d'hallucination visuelle et qu'il figure dans le Nouveau Larousse illustré de 1906 avec cette sobre définition : « Chimère qu'on se forme dans l'esprit », il était encore absent en 1926 dans la huitième édition du Dictionnaire général de la langue française par Adolphe Hatzfeld, Arsène Darmesteter et Antoine Thomas (Delagrave).

En refaisant surface dans la littérature psychanalytique française au cours du premier tiers du XXe siècle, fantasme renouait avec la persistance dans la langue populaire du latin phantasma, transcrit tardivement du mot grec doté de la même graphie, qui avait le sens d'image offerte à l'esprit par un phénomène extraordinaire et qui restait lié à phantasia, terme désignant d'abord l'opération mentale accompagnant une telle image et ensuite seulement « ombre » ou « fantôme ». Or le phantasma s'imposa, dans le parler de l'Empire, sous la forme de fantauma, issu du grec ionien phantagma et du grec massaliote phantôma. Ce fantauma méridional se retrouvera, dès le XIIe siècle, dans le français fantosme, avec le sens de « vision d'une personne de l'autre monde » ou de « fantôme », puis d'« illusion » et de « rêverie ». Dans les langues romanes, l'italien et l'espagnol fantasma gardèrent très clairement ce double sens d'abord de spectre puis d'image mentale, tandis qu'en français les deux termes médiévaux fantosme et fantasie se maintinrent longtemps pour désigner, le premier, une vision extraordinaire, le second, le pouvoir d'imaginer.

On retrouve ces deux derniers vocables dans la langue allemande sous la forme de Phantom (fantôme et, par extension, image trompeuse, illusion) et de Phantasie (imagination). C'est l'emploi privilégié par Freud de Phantasie qui a amené les premiers psychanalystes français à traduire un tel terme par le mot - nouveau ou nouvellement réhabilité dans leur langue - de fantasme. On notera cependant que Phantasie désigne moins le pouvoir d'imaginer ( Einbildungskraft) que le monde imaginaire et l'ensemble de ses contenus, l'activité créatrice de rêves, d'images et de visions à laquelle l'esprit se livre et qui s'exprime par le verbe fantasieren (substantifié sous la forme das Fantasieren). Si bien que, comme le font remarquer Laplanche et Pontalis dans le Vocabulaire de la psychanalyse, le français fantasme « ne correspond pas exactement au terme allemand [die Phantasie] puisque son extension est plus étroite. Il désigne telle formation imaginaire particulière et non le monde des fantasmes, l'activité imaginaire en général ». Toutefois, si c'est la psychanalyse qui a donné véritablement droit de cité au français fantasme - mais en lui assignant alors un sens plus restreint que Phantasie -, le concept correspondant s'est étendu, à l'intérieur de la discipline, à de multiples niveaux ou modalités (fantasme originaire, fantasme de séduction, fantasme conscient, fantasme inconscient, « roman familial », etc.) — qu'ils nous viennent de Freud, de Jung, de Lacan ou de Melanie Klein. Mais l'usage de fantasme déborde aujourd'hui largement le champ de la psychanalyse au sein duquel il est né au début du XXe siècle.

Il reste qu'en français, mais surtout en anglais, fantasme ou fantasy s'écrivent parfois avec la graphie phantasme ou phantasy, l'école kleinienne y voyant - malencontreusement semble-t-il - un moyen de distinguer fantasme inconscient (phantasy) et fantasme conscient (fantasy). Indépendamment de cette interprétation, les éditeurs britanniques des œuvres complètes de Freud, qui ont opté d'une manière générale pour phantasy, justifient, en ces termes quelque peu embarrassés, la distinction entre les deux orthographes : Phantasy est adopté ici sur la base d'une discussion dans l'Oxford Dictionary, qui aboutit à cette conclusion : « Dans l'usage moderne, les termes fantasy et phantasy, en dépit de leur identité phonique et de leur étymologie, tendent à être appréhendés comme étant distincts, le sens prédominant du premier étant “ caprice, lubie, comportement fantasque ”, tandis que le second est “ imagination ou représentation hallucinée ”. En conséquence, phantasy sera entendu ici avec le sens technique de phénomène intéressant le psychisme. Mais fantasy peut être usité aussi dans certaines occurrences appropriées » (Standard Edition, I, p. XXIV).

Ainsi, à la différence de leurs collègues français (pour lesquels phantasme et fantasme ont des sens équivalents), mais aussi italiens (qui utilisent fantasia ou fantasma) et espagnols (avec fantasia), les psychanalystes anglo-saxons semblent tenir à poser une distinction réelle entre fantasy et phantasy, ce dernier terme étant jugé plus proche, par sa graphie, de l'allemand Phantasie et marquant, à leurs yeux, une dépendance spécifique, par rapport au vocabulaire freudien, du concept qui est censé lui correspondre.

Charles Baladier
© Le Seuil / Dictionnaires le Robert, 2003.

 

ETYMOLOGIE / etymology

French masc. subst. Phantasme or Fantasme, in 1190 as «illusion», in the 14th century «ghost», in 1836 with contemporary meanings related to pathology. From the Latin phantasma adopted from the Greek * G , «illusion» related to * G , «to show».
English has both phantasm, rather than fantasm, adopted from French fantasme in Middle English, and also phantasma, fantasma, with English or Greek plural forms phantasmas or phantasmata adopted from Italian fantasma in 1598.
The meaning of both centers on the appearance of hallucinations and ghosts, while French fantasme has but ceased to be a synonym for fantôme «ghost».    JMG

ETUDE SEMANTIQUE / Definitions

1. (English meaning of phantasm, rare or absolete in French) Ghost, deceptive apparition, phantasm, spectre (V. article FANTASTIQUE).
2. (Pathology, esp. in the 19th century) Illusive vision of perception of an absent or dead person, hallucination.
3. (By extension. Most common meaning in French) Any production of imagination by which the ego tries to escape reality. An imaginary scenario in which the subject the hero. Ex.: «Fantasmes de l'écriture; fantasmes de la fiction» (Titre d'une communication de Jean-Claude Vareille à la décacle George Sand de Cerisy-le- Sable (Actes, Paris: SEMES, 1983, p. 125-126). V. l'article PSYCHOCRITIQUE.
4. (Psychanalyse) «Scénario imaginaire où le sujet est présent et qui figure, de façon plus ou moins déformée par les processus défensifs, l'accomplissement d'un désir et, en dernier ressort, d'un désir inconscient.
Le fantasme se présente sous des modalités diverses: fantasmes conscients ou rêves diurnes, fantasmes inconscients tels que l'analyse les découvre comme structures sous-jacentes à un contenu manifeste, fantasmes originaires» (J. LAPLANCHE, et J.B. PONTALIS, Vocabulaire de la psychanalyse, p. 152).
5. (Psychoanalysis) Fantasmes originaires. «Structures fantasmatiques typiques (vie intra-utérine, scène originaire, castration, séduction) que la psychanalyse trouve comme organisant la vie fantasmatique, quelles que soient les expériences personnelles des sujets (J. LAPLANCHE et J.B.PONTALIS Vocabulaire de la psychanalyse, p. 157)».
6. (Philosophy) A mental image, appearance or representation considered as an immediate object of perception as distinct from the external thing represented, or in Platonic philosophy, from the true form or essence, perceptible by though only and not by sense. Ex.:«Figures et fantasmes de la violence dans les littératures francophones de l'Afrique subsaharienne et des Antilles» (Titre du séminaire international de Franca Marcato Falzoni, de Bologne, en 1990 à Naples).
«(...) le conte, qui procède synthétiquement, par images, apparaît généralement comme beaucoup plus proche du fantasme qui l'engendre que la plupart des autres types de récits» (M. Simonsen, art. «Conte», in J.-P. de Beaumarchais et al., Dictionnaire des littératures de langue française, Paris: Bordas, 1984, p. 532).

COMMENTAIRE / Analysis

1. Histoire du terme
L'usage du terme «fantasme» dans la littérature, et surtout la critique littéraire, s'est répandu au XXe siècle sous l'influence de la psychanalyse. Que ce terme soit utilisé de manière rigoureusement psychanalytique (v. l'étude sémantique, sens 4 et 5) ou dans un sens plus vague, évoquant aussi bien le travail de l'imagination que celui de l'inconscient (sens 3), il l'est toujours en référence implicite à la doctrine freudienne; les critiques qui veulent se démarquer de cette dernière lui préférant les mots «rêve», «rêverie» ou «illusion».
Sa présence est cependant attestée dès le XIIe siècle, principalement au sens de «fantôme», ou d'«illusion», de «fausse apparence». On le retrouve au XVIe siècle sous la plume de Jean Calvin, par exemple, et ce, à une époque où l'on ne sait si le fantasme est machination diabolique ou miracle divin: «Les secondz estimoient qu'il n'avoit point un vray corps: mais seulement un phantasme et apparence de corps» (Jean Calvin, Institution de la Religion Chrétienne, éd. J. Pannier. Paris: Les Belles Lettres, 1936-1939). Au XVIIe siècle, Jean du Jon, conseiller du roi, intitula un opuscule consacré aux pauvres de son temps: «La chimère ou phantasme de la mendicité».
Au XIXe siècle, la science, héritière de l'esprit des Lumières, s'empare du terme pour lui conférer un sens rationnel et médical. Si le fantasme est toujours illusion, il est alors illusion décrite et justifiable par une lésion du nerf optique ou par un trouble des facultés mentales, notion analysable mais entièrement négative, hallucination pathologique dans un monde où veulent régner la raison et les faits.
Au XXe siècle, le fantasme a beaucoup perdu de la connotation négative qui, au travers de l'illusion, de la lésion ou du fantôme, le rattachait à la déception, la maladie et la mort. Pourtant il les évoque encore, indirectement, dans le discours des analysants. Il ne provient plus d'un monde extérieur divin ou magique ni d'une malformation physique, mais du désir et de l'imaginaire des hommes. Cette acception du terme peut être l'indice d'une plus grande importance de l'individu dans l'ordre des valeurs modernes, dans la mesure où elle décrit la marque d'une personnalité sur la société, et non l'inverse.
Ainsi, le sens donné au mot «fantasme» varie selon que chaque époque y inscrit sa propre Weltanschauung.
2. Quelques pistes
Sigmund Freud a consacré de nombreux livres ou articles à la littérature, à partir desquels peut être déduite sa conception du rôle du fantasme dans la genèse d'un texte littéraire. Selon lui, le fantasme, lui-même représentation d'un refoulé profond, est ce qui est représenté par le texte après avoir subi le travail déformant de l'élaboration. Il est le maillon d'une chaine qui va de la réalité à l'œuvre:
Réalité --> pulsion --> représentation --> rêve --> texte
psychosomatique                    de la pulsion fantasme littéraire
                                                                                élaboration
(Psychanalyse et langages littéraires, p. 35).
Jacques Lacan s'est, quant à lui, refusé à réduire l'étude du texte littéraire à la recherche du, ou des fantasmes sous-jacents qu'il représenterait. Il a conféré au fantasme une place nouvelle et structurante dans la langue-même, par l'intermédiaire du désir que manifeste le sujet linguistique, «Sujet qu'il faudra bien entendre d'une autre manière que ne le font généralement les théories du langage: pour ces théories en effet et par définition, le sujet linguistique, simple support du formalisable, ne peut être pensé comme le support du fantasme (Psychanalyse et langages littéraires, p. 63)».
Marthe Robert a étudié l'analogie entre le «roman familial», scénario fantasmatique, et le roman littéraire. Le fantasme de l'écrivain prend alors pour elle une valeur fondamentale, autour de laquelle s'organisent analyses et classifications. Partant de l'hypothèse que le roman porte la marque du roman familial de l'auteur névrosé, selon le scénario de l'«enfant perdu» ou du «bâtard», elle décrit ainsi le processus de l'écriture romanesque: «au lieu de reproduire un phantasme brut selon les règles établies par un code artistique précis, [le roman] imite un phantasme d'emblée romancé, une ébauche de récit qui n'est pas seulement le réservoir inépuisable de ses futures histoires, mais l'unique convention dont il a accepté la contrainte» (Roman des origines et origines du roman, p. 63).
Charles Mauron et la psychocritique ont également pris en compte le rôle du fantasme dans la création artistique, en tant que point commun, issu de l'inconscient, entre le «Moi social» et le «Moi créateur» de l'artiste. On trouvera ces thèses à côté des autres principales études consacrées au fantasme, recensées et analysées par Anne Clancier (Psychanalyse et critique littéraire). Mais c'est Psychanalyse et littérature de Jean Bellemin-Noël, également auteur de Les contes et leurs fantasmes, qui permet d'appréhender de manière plus totale la place du fantasme. Le fantasme est présent dans toutes les facettes que comportent les relations de la psychanalyse et de la littérature, à l'œuvre chez le créateur aussi bien que chez le lecteur, dans les mythes et les légendes, les types et les motifs, dans la littéralité même du texte, ou permettant une redéfinition des genres littéraires.                                Juliette Vion-Dury
Université de Limoges

BIBLIOGRAPHIE / Bibliographie

J. Laplcanche, J.B. Pontalis.- Vocabulaire de la psychanalyse, sous la direction de Daniel Lagache.- Paris: PUF, 1988.
J. Le Galliot.- Psychanalyse et langages littéraires.- Paris: Fernand Nathan, 1977.
Anne Clancier.- Psychanalyse et critique littéraire.- Toulouse: Edouard Privat, 1973.
Marthe Robert.- Roman des origines et origines du roman.- Paris: Grasset, 1972.
Jean Bellemin-Noël.- Psychanalyse et littérature.- Paris: PUF, 1978. Les contes et leurs fantasmes.- Paris: PUF, 1983.

 

04.07.2005

Sujet du lundi 4 Juillet

Lundi 4 Juillet 2005


Au Café Cr’Aime


Le fantasme


 (En co-animation avec Rachel Daniel, Psychologue clinicienne, Psychothérapeute)
Lors de notre dernière discussion sur le désir, nous avons mis au jour à quel point celui-ci est multiple et insaisissable.


Il nous agit, nous agite, nous fait agir ou réagir.
Cette lundi, nous tenterons d’approfondir le débat, au travers du fantasme dans son articulation à nos désirs conscients ou inconscients.


Le Café Cr’Aime à lieu tous les lundi de 20 H à 22 H15
Participation 2 euros. 1 conso (hors boissons chaudes)

Au Blue Sky ( pub)

14, rue Delambre

75014 Paris

Métro Vavin ou Edgard Quinet

27.06.2005

Platon

Étant fils de Poros et de Pénia, I'Amour en a reçu certains caractères en partage. D'abord il est toujours pauvre, et loin d'être délicat et beau comme on se l'imagine généralement, il est dur, sec, sans souliers, sans domicile, sans avoir jamais d'autre lit que la terre, sans couverture, il dort en plein air, près des portes et dans les rues; il tient de sa mère, et l'indigence est son éternelle compagne. D'un autre côté, suivant le naturel de son père, il est toujours à la piste de ce qui est beau et bon; il est brave, résolu, ardent, excellent chasseur, artisan de ruses toujours nouvelles, amateur de science, plein de ressources, passant sa vie à philosopher, habile sorcier, magicien et sophiste. Il n'est par nature ni immortel ni mortel; mais dans la même journée, tantôt il est florissant et plein de vie, tant qu'il est dans l'abondance; tantôt il meurt, puis renaît, grâce au naturel qu'il tient de son père. Ce qu'il acquiert lui échappe sans cesse, de sorte qu'il n'est jamais ni dans l'indigence ni dans l'opulence.



Platon, Banquet , 203

24.06.2005

Sujet du Lundi 27 Juin

Lundi 27 juin 2005

Au Café Cr’Aime

Le désir

(En co-animation avec Rachel Daniel, Psychologue clinicienne, psychothérapeute)


« L’amour repose toujours sur un malentendu » disait Lacan

Comment comprendre le désir dans cette optique

Désir conscient ou inconscient

Désirs profonds ou superficiels

Comment accédons nous à notre désir, l’identifions nous ?

Le connaissons nous vraiment ?

Comment négocier avec lui et avec le désir de l’autre ?

Nous vous attendons nombreux pour échanger autour de cette obscur objet du désir.


Le Café Cr’Aime à lieu tous les lundi de 20 H à 22 H15

Participation 2 euros. 1 conso.

Au Blue Sky ( pub)
14, rue Delambre
75014 Paris
Métro Vavin ou Edgard Quinet


Nous disposerons d’une magnifique salle en sous-sol, dans laquelle sont habituellement organisés des concerts de jazz.

Ceux qui le souhaitent pourront rester dîner, la carte est sympa, vraies salades, tartines, plats.











18.06.2005

Histoires d'amour, Julia Kristeva

Etre psychanalyste, c'est savoir que toutes les histoires reviennent à parler d'amour. La plainte que me confient ceux qui balbutient à coté de moi a toujours pour cause un manque d'amour présent ou passé, réel ou immaginaire.Je ne peux l'entendre que si je me place moi-même en ce point d'infini, doulour ou ravissement. C'est avec ma défaillance que l'autre compose le sens de son aventure.

17.06.2005

Sujet du 20 JUIN


Soirée exceptionnelle avec le psychanalyste Manuel Gallan
Que certains d’entre vous ont eu l’occasion de rencontrer à la fête.



LE thème : Eros, Eris

Etre un Homme, une Femme
Est-ce aussi évident que l’on imagine ?

Un espace de réflexion, une parole d’intelligence.


Le Café Cr’Aime à lieu tous les lundi de 20 H à 22 H15

Participation 2 euros. 1 conso.

Au Blue Sky ( pub)
14, rue Delambre
75014 Paris
Métro Vavin ou Edgard Quinet


Nous disposerons d’une magnifique salle en sous-sol, dans laquelle sont habituellement organisés des concerts de jazz.

Ceux qui le souhaitent pourront rester dîner, la carte est sympa, vraies salades, tartines, plats.