27.10.2005

Le café cr'aime aura bien lieu lundi

Le café cr'aime aura bien lieu lundi

je n'ai pas encore rédigé le sujet.

21.10.2005

Sujet du lundi 24 Octobre

Bonjour à toutes et à tous
Lundi 24 0ctobre
Au Café Cr’Aime
 
Avec Rachel Daniel, psychologue clinicienne, spécialisée en thérapie de couple.


Toute relation est frustrante, l’autre ne va pas forcément répondre à toutes nos demandes, ne va pas nous consoler, ni nous comprendre parfaitement. …


Autour de cette phrase prononcée par l’un des participants, je vous propose de parler des Attentes.


Qu’attendons-nous de l’autre ? Comment plaçons-nous nos attentes, notre idéal amoureux.
Un idéal trop élevé ne nous empêche t il pas d’apprécier la relation telle qu’elle se présente ?
Quelle place sommes nous réellement prêt à donner à l’autre ? Quel couple sommes nous vraiment ?
Quels aménagements pouvons-nous accepter ?


Christine à eu la gentillesse de faire un compte rendu des interventions de Manuel que vous trouverez sur le Blog


Le Blog : http://cafekr-aime.blogspirit.com


Merci à toutes et à tous pour votre chaleureuse présence.


Le Café Cr’Aime à lieu tous les lundis de 20 H à 22 H15
Participation 2 euros. 1 conso (hors boissons chaudes)

Au Blue Sky ( pub)

14, rue Delambre

75014 Paris

Métro Vavin ou Edgard Quinet

Nous disposerons d’une magnifique salle en sous-sol, dans laquelle sont habituellement organisés des concerts de jazz.
Ceux qui le souhaitent pourront rester dîner, la carte est sympa, vraies salades, tartines, plats.

Conférence Manuel Galan

 

Quelques notes issues de la conférence N°1 de Manuel Galan du 19 septembre 2005.

 

Essayer de comprendre pourquoi l’amour ça ne marche pas souvent.
Alors qu’on se dit qu’on a tout fait pour l’autre. Un être aimé, c’est l’univers
Mais il suffit d’un rien pour tomber dans l’abime. Pourquoi ?

 

Ce qui est derrière la passion, c’est un rapport inconscient à la mort. Ce qui se cache, c’est une séduction de la mort. La passion est connectée à la pulsion de mort (Thanatos).

 

La passion amoureuse, c’est une demande d’immortalité. Pour que la mort participe à la restauration de la vie. Séduire la mort pour lui enlever son pouvoir. Vouloir maîtriser l’ennemi absolu, c’est-à-dire la mort.

 

Il y a ambivalence et contradiction au niveau de l’inconscient. L’Inconscient ne supporte  pas la mort et ne connaît pas ni temps, ni la morale. Si je veux, je prends. Toute blessure que j’ai connue, je la vengerai toujours.
C’est dans notre inconscient que nous sommes forts. (Par exemple, la haine, volonté de mort, donne une force incroyable. Etre méchant donne une force.)

 

L’amour, c’est un acte de négation de la mort. L’amour fait sentir qu’on est immortel.

 

Le Moi, c’est la conscience d’être là, et il est d’une avidité dévorante. On assiste à un transfert d’énergie entre l’aimant et l’aimé. L’aimant se vide de son énergie, mais s’il y a retour, la personne aimante retrouve l’énergie prêtée à l’autre.

 

La fusion, c’est porter l’autre en soi pour ne pas le perdre. C’est un capital d’amour à l’état brut, qui doit être raffiné comme le pétrole. Et c’est le langage qui raffine la fusion. S’il n’y a que la fusion, c’est destructeur.

 

Les amoureux nient la réalité et le temps social : on veut tout, tout de suite et pour tout le temps. La lune de miel, période de don et d’abandon, est un moment où le temps social est aboli. Mais c’est une période qui ne peut pas durer, c’est le commencement de l’histoire.

 

Nous sommes ambivalents tout le temps, d’où la nécessité d’introduire un tiers qui est, la culture, la parole, la castration symbolique. L’abime c’est quand il n’y a pas de « tiers ».
Pour que l’amour dure : introduire la temporalité,  la parole, des gages d’amour (un engagement qui passe par la parole). Il n’y a pas confiance s’il n’y a pas de gage. Je te donne un gage donc je prends un peu de liberté.

 

Par exemple, un cadeau est un gage pour défusionner, un signe qui rappelle l’union. Un gage peut être un comportement, un mot, un cadeau, un bijou,
un coup de fil.

 

L’amour c’est quoi ? C’est le zéro : le zéro et l’infini. L’incertitude, l’indéfinissable.

 

 

19.10.2005

L'abime

Christine à eu la gentillesse de rédiger cette note sur la dernière réunion avec Manuel Galan.

Merci à elle.

 

Pour se remémorer les temps forts du café kr’aime du lundi 17 octobre:

Quelques réflexions en vrac, extraites de la conférence n°2 de Manuel Galan, sur le thème de l’Amour à l’abime, et des débats qui s’en sont ensuivis.

 

 

Manuel nous a lu un chapitre extrait de la Légende des Siècles de Victor Hugo, où le poète traite de l’Abime.

Il s’agit d’un dialogue entre l’homme, les astres et Dieu.

 

L’image de l’abime n’est pas seulement celle de la chute, mais s’inscrit, d’un point de vue poétique, dans un ordre cosmique. Une sorte d’extension cosmique vers le haut, comme le traduit un participant.

 

Plus que la chute du corps, l’abime serait la perte de l’âme. Je ne sais plus qui je suis. C’est la perte de son intimité profonde. Je suis tout ce que l’autre veut. (Mais cela va-t-il plaire à l’autre, c’est une autre histoire ?). Une expérience d’humilité face à l’autre qui ne va pas de soi.

 

D’un côté l’abime comme une épreuve et de l’autre côté l’abime comme expérience spirituelle, comme une traversée du désert qui nous révèle à nous-même.

 

L’abime, aussi comme énergie potentielle qui permet de faire bouger les choses. …

 

Partir du constat que toute relation est frustrante, l’autre ne va pas répondre à toutes nos demandes, ne va pas nous consoler, ni nous comprendre parfaitement. …

 

Prendre de toutes se forces sa dignité, c’est-à-dire se mettre debout et dire je parle. …

 

Notre société se situe dans une idéologie sacrificielle, on assiste à une hypnose collective avec des victimes sans coupables. N’acceptez jamais d’être victime !

On observe la difficulté à passer de la société de sacrifice (au sens Girardien du terme) à une société de bénéfice. …

 

Le concept d’individualisme : l’individualisme est une conséquence, et non un choix, la conséquence à chaque fois qu’on nie l’individu, qu’on ne l’éduque pas à devenir libre. ….

 

Le Moi et le Surmoi expliqués par Manuel :

 

Le Moi, c’est la mémoire vive de l’individu, la « peau » entre le dedans et le dehors.

Alors que le Surmoi, qui se constitue progressivement, c’est la mémoire morte, les archives du rapport au monde, le stockage d’un ensemble d’expériences qui engendre une modification du comportement. La mémoire morte archivée va se détacher pour être perçu comme une entité autonome. … à la source du concept de Dieu.

 

L’amour est toujours un mystère. Dès que l’Autre est mystérieux, il est beaucoup plus qu’un Autre.

 

15.10.2005

Sujet du 17 Octobre

Bonjour à toutes et à tous
Lundi 17 0ctobre
Au Café Cr’Aime
 
Après une très belle séance avec Rachel Daniel, qui a su nous écouter avec l’intelligence du cœur,
Venez nombreux pour une nouvelle conférence de Manuel Galan
Qui nous fera découvrir de nouveaux horizons avec sa faconde et son érudition.
 
 « De l’Amour à l’abîme. »

A partir de la semaine prochaine, nous vous proposerons sur le Blog un compte rendu des séances.
Merci à toutes et à tous pour votre chaleureuse présence.

Le Café Cr’Aime à lieu tous les lundis de 20 H à 22 H15
Participation 2 euros. 1 conso (hors boissons chaudes)

Au Blue Sky ( pub)

14, rue Delambre

75014 Paris

Métro Vavin ou Edgard Quinet


 

Nous disposerons d’une magnifique salle en sous-sol, dans laquelle sont habituellement organisés des concerts de jazz.
Ceux qui le souhaitent pourront rester dîner, la carte est sympa, vraies salades, tartines, plats.

 

09.10.2005

Nostalgie de ?

Deux très beaux poèmes évoquant la nostalgie d'un autre monde qu l'on a un jour peu etre connu.

quel est cet ailleurs, cet en dehors du temps, évocation qui prendra sens pour chacun d'entre nous à sa manière.

 

Il est un air pour qui je donnerais
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber,
Un air très-vieux, languissant et funèbre,
Qui pour moi seul a des charmes secrets !

Or, chaque fois que je viens à l'entendre,
De deux cents ans mon âme rajeunit...
C'est sous Louis treize; et je crois voir s'étendre
Un coteau vert, que le couchant jaunit,

Puis un château de brique à coins de pierre,
Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs,
Ceint de grands parcs, avec une rivière
Baignant ses pieds, qui coule entre des fleurs;

Puis une dame, à sa haute fenêtre,
Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens,
Que, dans une autre existence peut-être,
J'ai déjà vue... et dont je me souviens !

Gérard de Nerval

 

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon cœur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

 

Paul Verlaine

poèmes Saturniens

08.10.2005

Sujet du 10 Octobre

Bonjour à toutes et à tous


Lundi 10 Octobre
Au Café Cr’Aime


En Co-animation avec Rachel Daniel, Psychologue clinicienne, Psychothérapeute de couple.
Qui nous apportera son écoute lucide et humaniste.


 Les masques.


Quels Masques portons-nous ?


  En quoi, ces masques nous chargent t ils d’un rôle que nous assumons plus ou moins consciemment.


D’où viennent ces rôles que nous nous attribuons et que disent-ils sur nous dans la relation.


Venez en débattre avec nous.


Le Café Cr’Aime à lieu tous les lundis de 20 H à 22 H15
Participation 2 euros. 1 conso (hors boissons chaudes)

Au Blue Sky ( pub)

14, rue Delambre

75014 Paris

Métro Vavin ou Edgard Quinet

PS : le métro Vavin est fermé pour travaux.
Nous disposerons d’une magnifique salle en sous-sol, dans laquelle sont habituellement organisés des concerts de jazz.

Ceux qui le souhaitent pourront rester dîner, la carte est sympa, vraies salades, tartines, plats

01.10.2005

Rachel, LE Livre

Rachel Daniel , qui intervient régulièrement dans le cadre du café Cr'aime, vient de publier un livre. Récit poètique à plusieurs voix où s'éntend l'amour, la vie, la nostalgie.


 

Rachel Daniel,

Tous ou personne

Récit, format : 15 x 21 cm, 186 p., broché

Prix public : 16,90 €, parution : juin 2005
ISBN : 2-84776-497-6
Diffusion & Distribution : Thélès

"Tous ou personne", il fallait rejoindre Pauline, la grande sœur, "il n'était pas question de la laisser plus longtemps seule à Paris".


Dans les années 50, une famille juive étroitement unie, quitte Oran pour Paris et plonge brutalement dans un autre monde, « D'une rue où nous étions le centre du monde, à une autre où nous nous sentions perdus et pauvres. D'une rue bavarde et turbulente, à une autre où l'on se croise sans se parler".


De cette rupture naît le récit, l'histoire de cette famille dans son quotidien et  son devenir. Un récit tissé de plusieurs fils, qui sont autant de regards de la narratrice, tantôt petite fille, adolescente ou femme. Regards qu'elle porte sur ceux qui l'entourent et qui apparaissent tels qu'ils sont, sans artifice, tour à tour émouvants, pitoyables, monstrueux même, mais avant tout humains et extrêmement attachants.


Dans ce film, la lumière, les couleurs et les odeurs comme la musique sont autant de miroirs pour des personnages tellement incarnés que les sensations, les émotions sortent du cadre et gagnent le lecteur.


Ce mouvement singulier de la mémoire est un chant haletant, bousculé d'images inhabituelles et fortes. La conscience s'interroge, parfois submergée par le flot pulsionnel d'une forte sensualité. Le rapport à la mère tout d'amour et de rage, de violence et de tendresse est comme la vague régulière, toujours présent et merveilleusement écrit.


De cette écriture multiple, surgit la poésie, au détour des pages, un fil qui se tisse avec les autres pour composer la belle toile multicolore de ce récit d'une rare intensité.

 

Si vous souhaitez joindre l'auteur, Rachel Daniel, 06 82 99 35 69

Martine Cartaux, attachée de presse, 01 40 20 98 44, martine.cartaux@theles.fr

 

Lundi 3 Octobre

ATTENTION

 

Exceptionnellement il n'y aura pas de séance du café Cr'Aime le 3 Octobre.

Nous reprendrons le 10 avec Rachel Daniel, sur un thème que je vous communiquerais dans la semaine.

Bon week end à vous tous.

 

 

13.09.2005

MUSSET " on ne badine pas avec l'Amour"

« Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses curieuses et dépravées; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière; et on se dit: "J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui."