19.10.2005

L'abime

Christine à eu la gentillesse de rédiger cette note sur la dernière réunion avec Manuel Galan.

Merci à elle.

 

Pour se remémorer les temps forts du café kr’aime du lundi 17 octobre:

Quelques réflexions en vrac, extraites de la conférence n°2 de Manuel Galan, sur le thème de l’Amour à l’abime, et des débats qui s’en sont ensuivis.

 

 

Manuel nous a lu un chapitre extrait de la Légende des Siècles de Victor Hugo, où le poète traite de l’Abime.

Il s’agit d’un dialogue entre l’homme, les astres et Dieu.

 

L’image de l’abime n’est pas seulement celle de la chute, mais s’inscrit, d’un point de vue poétique, dans un ordre cosmique. Une sorte d’extension cosmique vers le haut, comme le traduit un participant.

 

Plus que la chute du corps, l’abime serait la perte de l’âme. Je ne sais plus qui je suis. C’est la perte de son intimité profonde. Je suis tout ce que l’autre veut. (Mais cela va-t-il plaire à l’autre, c’est une autre histoire ?). Une expérience d’humilité face à l’autre qui ne va pas de soi.

 

D’un côté l’abime comme une épreuve et de l’autre côté l’abime comme expérience spirituelle, comme une traversée du désert qui nous révèle à nous-même.

 

L’abime, aussi comme énergie potentielle qui permet de faire bouger les choses. …

 

Partir du constat que toute relation est frustrante, l’autre ne va pas répondre à toutes nos demandes, ne va pas nous consoler, ni nous comprendre parfaitement. …

 

Prendre de toutes se forces sa dignité, c’est-à-dire se mettre debout et dire je parle. …

 

Notre société se situe dans une idéologie sacrificielle, on assiste à une hypnose collective avec des victimes sans coupables. N’acceptez jamais d’être victime !

On observe la difficulté à passer de la société de sacrifice (au sens Girardien du terme) à une société de bénéfice. …

 

Le concept d’individualisme : l’individualisme est une conséquence, et non un choix, la conséquence à chaque fois qu’on nie l’individu, qu’on ne l’éduque pas à devenir libre. ….

 

Le Moi et le Surmoi expliqués par Manuel :

 

Le Moi, c’est la mémoire vive de l’individu, la « peau » entre le dedans et le dehors.

Alors que le Surmoi, qui se constitue progressivement, c’est la mémoire morte, les archives du rapport au monde, le stockage d’un ensemble d’expériences qui engendre une modification du comportement. La mémoire morte archivée va se détacher pour être perçu comme une entité autonome. … à la source du concept de Dieu.

 

L’amour est toujours un mystère. Dès que l’Autre est mystérieux, il est beaucoup plus qu’un Autre.

 

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